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17 octobre – Elles sont tombées sur la route des Q-Series.

Pour 143 d’entre-elles, ce soir, la course s’est arrêtée là!

Pour vous donner une idée des difficultés qui piquettent le chemin d’accès aux Q-Séries, nous allons nous livrer à une visite du champ de bataille au soir du Stage II. Ce chemin est tellement semé d’embûches, la concurrence est tellement rude, que l’humble spectateur que je suis en arrive à penser qu’une fois le droit de jeu acquis sur le LPGA Tour, il est plus simple de le conserver que d’essayer de le reconquérir.

Malgré tout, en parcourant ce champ, où tant de joueuses gisent le nez dans l’herbe, nous ne sommes pas envahis par une trop grande tristesse, car une fois le sentiment de défaite passé, c’est le Symetra Tour qui s’offre à elles, un lieu d’expiation assez douillet et riche en tournois bien dotés financièrement comparé au reste du monde.

Faisons un petit tour non-exhaustif du champ de bataille:

En premier nous y trouvons 4 compatriotes, Camille Chevalier qui termine T51, Julie Aimé (T72), la toujours amateur Emma Broze (T96) et Marion Duvernay (T163), quatre joueuses qu’il n’est plus nécessaire de vous présenter. On notera simplement que toutes les quatre sont en territoire connu sur le sol américain où elles ont fréquenté les Universités, Indiana pour Camille, Lamar pour Julie, South Carolina pour Emma et Chattanooga pour Marion.

Puis nos deux amies Québécoises, Josée Doyon de St-Georges-de-Beauce, une ancienne de Kent State University et Valérie Tanguay de Saint-Hyacinthe passée par l’Université d’Oklahoma, qui évoluait déjà sur le Symetra, elles terminent T125 et T150 respectivement.

Prenons maintenant des nouvelles d’amateurs signalées lors de la présentation du Stage II et qui s’arrêtent aussi là.

Karoline Stormo, la Norvégienne qui voit la porte d’accès aux Q-Series se refermer sous son nez, victime d’un trop grand nombre d’ex-æquo à la 41ème place, 2 de trop pour rentrer dans le champ limité à 108. Karoline, a entamé sa dernière année à Kent State où elle évolue au sein des Goldens Flashes avec la Française Chloé Salort.

Ana Belac, la Slovène passée par Duke termine T61.

Yuka Saso, la Philippine, 18 ans, finit elle aussi T61, elle qui fit sensation en 2018 aux Asian Games en ramenant les premières médailles d’or de tous les temps de son Pays en individuel et par équipes.

Lucy Li, la Californienne de 17 ans qui termine T72, qui est à ce jour la plus jeune joueuse de tous les temps à avoir participé à l’US Women’s Amateur Open (10 ans) et à l’US Women’s Open (11 ans), Lucy qui a été réprimandée en début d’année par l’USGA pour avoir participé à une pub sur l’Apple Watch mais qui a conservé son statut d’amateur.

Enfin avant de boucler, penchons nous sur quelques cas singuliers traités ici dans l’ordre de leur sortie de piste.

Rebecca Lee-Bentham, cette native de Richmond Hill dans l’Ontario, va rejoindre les Longhorns de Texas à Austin à le rentrée 2011, pour les quitter dès l’automne et passer Pro, parcourir le long chemin des Q-Schools, terminer 9th et rentrer sur le LPGA en 2012. Une année sans saveur qui la renverra aux cartes qu’elle remportera, lui permettant de vivre une année 2013 bien que moyenne, suffisante pour conserver sa carte. Ce qui ne sera pas le cas en 2014 et en 2015 revenue sur le Symetra, ses résultats inconsistants et ses blessures à répétition la pousseront vers la sortie. En 2016, après seulement 4 années, elle se retirera du monde professionnel.

Mais elle n’est pas la première et probablement pas la dernière, elle a finit par revenir et remporter début juillet 2019 le PGA Women’s Open du Canada.

La suite vous la connaissez, quatrième ex-æquo au Stage I, elle rate au Stage II l’accès au Q-Series d’un petit point.

Laura Gonzalez-Escallon, cette Belge, née à Bogotá en Colombie, nous vient de La Hulpe à une vingtaine de km de Bruxelles dans le Brabant wallon. Élève de Purdue University (2009-2013) elle passera Pro et rentrera sur le Symetra Tour en 2014. Sa carte pour le LPGA Tour 2017, elle la décrochera en terminant 5ème de la Volvik Race to the Card 2016.

Une année 2017 où elle entrera dans 25 tournois, franchira 17 cuts, se classera 73ème de la Money list et 6ème de la Louise Suggs Roles Rookie de l’année.

2018 sera plus triste, car blessée elle ne pourra participer qu’à 2 épreuves.

Elle est rentrée directement à ce Stage II et loupe elle aussi l’accès aux Q-Series d’un point.

Marianne Skarpnord, de cette Norvégienne native de Sarpsborg à une petite centaine de kilomètres au sud d’Oslo, je me plais à dire qu’elle est la plus Australienne des Norvégiennes, car elle est la compagne de Richard Green, un Aussie qui évolue sur l’European Tour.

Passée Pro en 2005, elle fera son entrée sur le LET cette même année en terminant 12th des Q-Schools. Les premières années elle va les partager entre le Telia Tour (devenu le Swedish Golf Tour) et le LET, puis elle se qualifiera pour le LPGA Tour 2010 mais elle évoluera surtout sur le LET et l’ALPG où elle comptabilise 4 et 3 victoires respectivement.

Alors qu’elle occupait une 27ème place ex-æquo prometteuse le dernier tour en 75 de ce Stage II lui aura été fatal.

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