Dernières news

Golf d’Hossegor : un tracé britannique de 1930 posé dans la forêt landaise

Dans les Landes, les parcours serpentent presque tous entre les pins. Hossegor, lui, se joue sous les chênes-lièges. Ce détail botanique dit l’essentiel : ici, le golf n’a pas été posé sur un terrain, il a été dessiné dans un paysage qui existait déjà.

Le projet naît dans les années 1920, quand Hossegor se rêve en station balnéaire des sports élégants. Le tracé est dessiné par Arnaud Massy, seul Français vainqueur de l’Open britannique, et par l’architecte anglais John Morrison. Le parcours devient réalité en 1930, avec le paysagiste Charles Bouhana. En 2003, Cabell Robinson a repris le dessin pour l’adapter au jeu moderne.

Un parcours anglais en terre landaise

Le style saute aux yeux dès les premiers trous : fairways étroits bordés d’arbres, greens de taille raisonnable, peu d’artifices, aucune tentative d’impressionner.

C’est la marque d’une école britannique où l’on privilégie le placement à la puissance. Le parcours ne se défend pas par sa longueur, mais par la précision qu’il réclame au départ. Une balle mal placée sous les chênes-lièges, et le deuxième coup devient un exercice d’imagination.

Cette sobriété est précisément ce qui fait revenir les joueurs. Hossegor n’est pas un parcours spectaculaire, c’est un parcours juste.

Le sable, la forêt et le vent

Comme ses voisins de la côte, Hossegor bénéficie d’un sous-sol sablonneux qui draine l’eau au lieu de la retenir. Le parcours encaisse donc les hivers humides sans se transformer en éponge, et reste jouable quand d’autres passent en greens provisoires.

La forêt joue un second rôle, celui de coupe-vent. À quelques kilomètres de l’océan, le tracé est protégé des rafales qui balayent les links exposés. Le vent reste présent, mais il se subit moins qu’il ne se joue.

Ces deux caractéristiques, le sable et l’abri, expliquent que la côte landaise soit devenue une destination hivernale pour les golfeurs du reste de la France. Le voisin de Moliets et le parcours de Seignosse en tirent le même bénéfice.

Une pépinière de joueurs

Un club se juge aussi à ce qu’il produit. Hossegor a formé des générations de compétiteurs landais, et le plus connu d’entre eux reste Jean Van de Velde, passé par le club avant sa carrière internationale.

Cette culture de la compétition se prolonge aujourd’hui dans un calendrier chargé, dont le Grand Prix des Landes est le rendez-vous le plus attendu. Le parcours a également accueilli des épreuves régionales et nationales qui ont marqué la région, comme le Training Tournament Landes Solidarité disputé entre Hossegor, Moliets et Seignosse.

Pour travailler avant ou après la partie, le Hill Golf Center d’Hossegor complète l’offre d’entraînement de la station.

Club associatif, parcours ouvert

Hossegor est un club associatif, avec la vie de club que cela suppose : commissions, compétitions internes, école de golf. Cela n’en fait pas un parcours fermé pour autant, puisque les joueurs de passage peuvent y réserver un départ.

C’est un équilibre assez rare, et qui explique l’ambiance du lieu : on y croise autant de membres de longue date que de vacanciers venus jouer un matin entre deux sessions de surf.

La fiche complète du parcours, avec sa notation et ses informations pratiques, se trouve sur la fiche Golf Stars du golf club d’Hossegor.

Faut-il y jouer ?

Si vous aimez les parcours qui racontent une histoire, oui. Peu de tracés français affichent une telle continuité depuis les années 1930.

Si vous cherchez de la longueur et des trous spectaculaires, vous serez peut-être déçu : Hossegor joue une autre partition, faite de précision et de gestion.

Et si vous passez sur la côte landaise en hiver, c’est une valeur sûre, au même titre que ses voisins immédiats.

Trois repères avant de jouer

La mise en jeu. Le driver n’est pas toujours la bonne réponse. Sur plusieurs trous, un bois ou un hybride posé au bon endroit vaut mieux que trente mètres de plus dans les arbres.

Les chênes-lièges. Leur feuillage bas complique les coups de récupération. Mieux vaut sortir latéralement que tenter la fenêtre improbable.

L’heure de départ. En hiver, la forêt garde l’humidité le matin et le parcours s’assèche en milieu de journée. Un départ en fin de matinée se joue souvent dans de meilleures conditions.

Questions fréquentes

Qui a dessiné le golf d’Hossegor ?

Arnaud Massy, vainqueur de l’Open britannique 1907, et l’architecte anglais John Morrison. Le parcours a vu le jour en 1930 et a été revu par Cabell Robinson en 2003.

Peut-on jouer à Hossegor sans être membre ?

Oui. Le club est associatif, mais le parcours accueille les joueurs extérieurs sur réservation.

Le parcours est-il jouable en hiver ?

Le sous-sol sablonneux et l’abri de la forêt permettent d’y jouer une grande partie de l’année, dans de meilleures conditions que sur des terrains argileux.

Article rédigé par Grégoire, Golfstars.

Derniers articles

ACTUS CIRCUITS