Site icon Le Monde du Golf

En préambule à l’édition 2026, je me suis promené dans mes souvenirs du CPKC Women’s Open.

Crédits : photo Bernard Brault, Golf Canada

A sa création en 1973, il s’appelait « La Canadienne » car il se disputait au Québec à Sainte-Julie au La Vallée du Richelieu Golf Club. Ensuite au fil des années, il changea de nom au gré des sponsors. D’abord joué sur 54 trous, il passa à 72 en 1978 et devint l’année suivante un des 4 majeurs du LPGA Tour, statut qu’il perdit en 2001 au profit du Women’s British Open.

Avec sa dotation de 2.750.000$, il demeure aujourd’hui un des tournois de milieu de tableau bien doté.

Au palmarès, bien qu’ils se fassent peu à peu grignoter les Etats-Unis dominent largement avec 29 victoires; suivent l’Australie, le Canada, la Corée et la Nouvelle Zélande (3); la Suède (2); l’Afrique du Sud, l’Angleterre, le Mexique, la Norvège, le Pérou et la Thaïlande (1).

Côté Françaises, point de victoire, mais en 2013 Karine Icher s’envola tout de même avec le magot puisque le Trophée venait d’être remporté par Lydia Ko, qui n’avait droit par son statut d’Amateur à aucun gain financier.

Karine Icher signa souvent la meilleure performance française, ce fut le cas en 2009, 2010, 2013, 2014, 2015, 2016 puis Joanna Klatten en 2017, Céline Herbin en 2018, Céline Boutier en 2019 et 2023, Pauline Roussin-Bouchard en 2022 ont pris la relève, mais parfois assez loin du podium.

A propos de deux joueuses qui ont marqué les mémoires.

Lydia Ko, 3 victoires mais, statut amateur oblige, un seul chèque!

En janvier 2012, elle remportait son premier tournoi Pro, le Women’s NSW Open sur l’ALPG Tour, devenant la plus jeune joueuse de tous les temps à décrocher une victoire sur un tournoi professionnel. Un exploit qu’elle avait failli réaliser un an plus tôt sur cette même épreuve ne s’inclinant au dernier trou que par la faute d’un putt de moins d’un mètre loupé.

Nous, on va commencer à s’y intéresser lorsqu’en août 2012, elle va remporter ce CN Canadian Women’s Open, qui se déroulait au Vancouver GC de Coquitlam en Colombie-Britannique, devenant la plus jeune joueuse de tous les temps à remporter une épreuve du LPGA Tour et la première amateur depuis JoAnne Carner en 1969 (une ancienne Sun Devil d’Arizona State). Elle précédait Inbee Park de 3 coups, mais comme elle était amateur, c’est Inbee qui filait avec la cassette de 300.000$.

L’année suivante, en 2013, toujours au CN Canadian Women’s Open, mais cette fois-ci au Royal Mayfair d’Edmonton dans l’Alberta, elle allait récidiver, et cette fois-ci abandonner l’enveloppe, car toujours amateur, à sa suiveuse, la Française Karine Icher.

J’ai le souvenir de quelques mots, lors d’un interview réalisé par un Media dont je ne suis plus sûr du nom, où à la question: « N’as tu aucun regret, d’avoir en deux éditions abandonné 600.000$? ». La réponse fut cinglante: « I’dont care! » (je m’en fou!), avant de se reprendre en expliquant que son Père souhaitait qu’elle complète ses études avant de passer Pro.

Malgré tout, sa mère qui l’accompagnait et allait rester avec elle au Canada chez des amis, ne prévoyant de rentrer à Auckland qu’après être passé par la France pour disputer l’Evian Championship où Lydia était invitée, annonça à Golf Channel qu’au retour en Nouvelle Zélande, il serait rediscuté en famille de l’opportunité pour Lydia de passer Pro et de soumettre une demande de dérogation pour accéder au LPGA Tour. Lydia n’avait que 16 ans et le règlement du Tour prévoyait un âge minimum de 18 ans.

Comme nous le verrons en parcourant l’histoire de l’Evian Championship, Lydia allait terminer runner-up de Suzann Pettersen. Aussi les alentours 1.000.000 de dollars de gains laissés sur la table dans les tournois Pros allaient peser lourd dans la balance des discussions qui se préparaient à North Harbour.

Le 23 octobre 2013, celle qui avait campé pendant 130 semaines sur le toit du monde amateur annonçait, qu’elle passait Pro immédiatement et que son premier tournoi, en tant que tel, serait le CME Group Titleholders mi-novembre en Floride. Cet fin octobre avait vu aussi la dérogation d’âge accordée par Mike Whan, le Commissaire de la LPGA, qui l’avait commentée d’un « Ce n’est pas si fréquent d’accueillir une rookie titulaire de deux victoires consécutives sur une même épreuve du Tour ».

La suite vous la connaissez, le CP Women Open elle allait le remporter de nouveau en 2015 et cette fois-ci empocher le chèque.

Brooke et sa cadette de soeur aînée (si je peux m’exprimer ainsi).

Par sa victoire en 2018 au Wascana Country Club à Regina, au Saskatchewan. elle est devenue la première Canadienne depuis Jocelyne Bourassa (45 ans plus tôt) à remporter l’Omnium national féminin.

Jocelyne Bourassa

En 2025, elle doublait la performance en inscrivant à nouveau son nom au tableau.

Quitter la version mobile